Contexte

Le pourtour méditerranéen est tout en tenant dûment compte des dimensions sociales et culturelles est une priorité. Sur le plan global, le défi environnemental est l’un des plus critiques. La dégradation de son environnement fait courir à la région un grave danger, celui de perdre ses principaux atouts. La persistance d’une mauvaise gestion des ressources naturelles rares, notamment l’eau, les terres agricoles, l’énergie et le littoral, compromettra le développement économique, la qualité de vie et la stabilité sociale.

 

Le cadre de vie urbain et la santé sont dégradés par les transports, le bruit, la mauvaise qualité de l’air et la croissance rapide de la production de déchets. Le littoral et la mer sont victimes de la pollution, les côtes s’érodent, et les ressources halieutiques s’amenuisent. Les paysages et la biodiversité irremplaçables de la région, depuis les littoraux densément peuplés jusqu’aux arrière-pays marginalisés, surexploités ou au contraire à l’abandon, sont bouleversés. L’urbanisation rapide et massive, les vulnérabilités sismique et gravitaire, les inondations et ilots de chaleur réclament de comprendre l’interaction des facteurs, pour répondre aux enjeux du développement durable. Dans la multitude des thématiques environnementales importantes dans le bassin méditerranéen et plus particulièrement au Liban, seront considérées prioritaires les thématiques dont les acteurs participants ont confirmé leur volonté d’engagement.

La Méditerranée, patchwork écologique et socio politique, est un hot spot de biodiversité qui recèle 8% de la richesse spécifique mondiale avec un taux d’endémisme proche de 50% (pour la flore). Avec près du tiers du volume de touristes (soit 300 millions par an) et le ¼ des recettes mondiales de tourisme, la Méditerranée attire certes, mais la Méditerranée inquiète aussi et surtout. Une population qui est passée de 276 millions en 1970 à plus de 460 millions en 2010 dont plus de 30 % vivent dans les villes côtières et près de 50% sur les rives sud. Les aléas naturels (séismes, volcanisme, inondations, sécheresse, épisodes météorologiques extrêmes et influences du changement climatique global) accentuent le caractère vulnérable de ce bassin de vie. La demande création du GDRI-Sud O-LiFE s’appuie sur quatre axes thématiques (Biodiversité, Eau, Géo-Risques, Espace maritime côtier) structurant la recherche au meilleur niveau et sur deux axes transverses portant sur la réponse aux enjeux des sociétés et la gestion environnementale ainsi que sur les services et Infrastructure de données. L’innovation est attendue de l’introduction de la demande sociétale dans le questionnement multidisciplinaire.